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À propos de la masse : Sénat

À propos de la masse : Sénat

L’origine de la masse du Sénat n’est pas bien connue. On sait que cette masse a été utilisée par le Conseil législatif de la Province du Canada de 1841 à 1867. Elle a probablement même été utilisée plus tôt par le Conseil législatif du Bas-Canada. Des parties de cette masse semblent dater du début du XIXe siècle, et d’autres sont certainement plus récentes.

La montée de la partisanerie et comment elle paralyse les parlements

La montée de la partisanerie et comment elle paralyse les parlements

La partisanerie permet à des groupes de personnes qui partagent des idées similaires de s’organiser efficacement en politique. C’est un aspect accepté et acceptable de la démocratie parlementaire. Or, lorsque l’hyperpartisanerie s’installe en politique, cela peut être préjudiciable à la façon dont les parlementaires servent leurs électeurs et atténuer considérablement la façon dont ces électeurs voient leurs représentants. Dans le présent article, l’auteur revient sur ses expériences à l’Assemblée législative de l’Alberta et suggère trois façons pour lui, ses collègues et d’autres parlementaires d’un bout à l’autre du pays de renverser la tendance à l’hyper-partisanerie. Premièrement, il suggère aux parlementaires de traiter leurs adversaires politiques comme des collègues et de chercher des occasions d’apprendre à les connaître à l’extérieur de l’Assemblée législative. Deuxièmement, il exhorte les parlementaires à chercher des solutions pour traiter de la législation dans l’environnement moins partisan et davantage axé sur la collaboration d’un comité. En dernier lieu, il recommande de faire un effort conscient pour élever le niveau de débat, de discussion et de décorum dans chaque assemblée législative respective. Le présent article a été soumis à l’occasion du 39e Colloque parlementaire régional canadien de l’Association parlementaire du Commonwealth à Charlottetown, le 11 octobre 2017.

Une chambre parallèle pour la Chambre des communes du Canada?

Une chambre parallèle pour la Chambre des communes du Canada?

Le bien à la fois le plus précieux et fugace dont dispose les députés, c’est le temps. La façon dont nous utilisons notre temps à Ottawa et dans notre circonscription reflète toute l’importance que nous accordons à nos électeurs. Ainsi, la gestion efficace du temps des députés est l’un des principes fondamentaux de l’ensemble de nos procédures et conventions parlementaires. L’utilisation efficiente et efficace du temps des députés à Ottawa est primordiale. Dans cet article, l’auteur examine en quoi la création de chambres parallèles dans deux Parlements de type Westminster comme le nôtre a donné aux députés des moyens d’utiliser de façon optimale le temps dont ils disposent durant une législature pour prendre part aux débats et aux discussions. En plus de rationaliser le processus législatif et de réduire le recours aux motions de clôture et d’attribution de temps ou le besoin d’y recourir, ces chambres concomitantes ont servi à mettre à l’essai de nouvelles procédures qui ont fini par être adoptées par la Chambre principale.

Les parlementaires et la santé mentale: une conversation franche

Les parlementaires et la santé mentale: une conversation franche

Un Canadien sur cinq aura, à un moment donné dans sa vie, un problème de santé mentale. Pourtant, malgré les importantes mesures prises pour éliminer la stigmatisation des problèmes de santé mentale, les gens qui éprouvent des symptômes aigus ou vivent des épisodes sévères ont souvent l’impression de devoir se battre seuls et en silence. Les emplois liés à un stress élevé, par exemple en politique ou au Parlement, sont souvent associés à une première manifestation ou à la réapparition de ces problèmes en raison de certains facteurs déclencheurs. La nature très publique de cet emploi et le besoin constant d’être réélus rendent les politiciens hésitants à divulguer leurs problèmes de santé mentale. Ces dernières années, toutefois, ils semblent davantage disposés à le faire, même lorsqu’ils sont en poste, et à dire ouvertement qu’ils doivent en même temps gérer un problème de santé mentale. Trois parlementaires qui ont dévoilé publiquement leur problème de santé mentale participent à la table ronde pour parler de leur expérience du travail de parlementaire malgré ce problème. Avec une franchise désarmante, ces personnes racontent leur histoire et en profitent pour dire à tous ceux qui se trouvent dans cette situation de persévérer, même dans les moments les plus difficiles. Les participantes, tout en reconnaissant que ce défi est un écueil dans leur travail, affirment néanmoins que cette épreuve a eu des répercussions positives en les rendant capables de compassion et de réalisme, et en leur permettant d’acquérir une perspective unique qui les font exceller dans certains aspects de leur emploi.

Cette table ronde a eu lieu en novembre 2017.

Être guide parlementaire au Canada

Être guide parlementaire au Canada

Les guides du Parlement fédéral et des assemblées législatives provinciales et territoriales jouent un rôle éducatif de premier plan. Dans certains cas, ils sont le premier point de contact pour les Canadiens, les nouveaux venus et les touristes qui souhaitent en apprendre davantage sur le système politique canadien. À l’occasion d’une table ronde animée par Mariya Kvitlana Tsap, stagiaire à la Revue parlementaire canadienne, sept guides et agents des visites de la Colombie-Britannique, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick, de l’Ontario, du Québec et de la Colline du Parlement décrivent leur journée de travail typique, racontent des anecdotes mémorables qu’ils ont vécues et donnent leur avis sur les faits les plus inusités concernant leur édifice respectif et les programmes qui pourraient intéresser les visiteurs.

RPC : À quoi ressemble une journée de travail normale pour vous?

Séminaire : Les députés et leur circonscription

Séminaire : Les députés et leur circonscription

Chaque député représente une circonscription. Or, la relation entre les députés et les électeurs de leur circonscription suscite peu d’intérêt chez les chercheurs malgré son importance dans notre système démocratique. Les députés doivent consacrer du temps à tisser des liens avec leurs électeurs, à comprendre leurs préoccupations et à apaiser les tensions au sein du caucus d’un parti si la politique de ce dernier est en opposition avec ce qu’un député entend dans sa circonscription. D’autres obligations, comme un poste au Cabinet ou une circonscription loin d’Ottawa où il est difficile de se rendre, peuvent créer d’autres difficultés. Le 16 mars 2018, le Groupe canadien d’étude des parlements a organisé un séminaire qui a permis à des parlementaires, à des chercheurs, à du personnel parlementaire et à des journalistes de se réunir pour discuter d’idées concernant la représentation et la mobilisation des électeurs. Le présent article résume les séances du séminaire et donne une idée des réflexions alimentées par ces groupes d’intervenants sur la nature des circonscriptions.

Sur les rayons

Sur les rayons

Representation in Action: Canadian MPs in the Constituencies (en anglais seulement), par Royce Koop, Heather Bastedo et Kelly Blidook, Vancouver : UBC Press, 2018, 235 p.

Il est indéniable que les Canadiens tiennent pour acquis le travail de leurs députés et pour cause : presque tous les députés sont élus en raison de l’étiquette politique qu’ils représentent, et de leurs qualités personnelles ou de leur politique. En réalité, la représentation parlementaire a rarement fonctionné comme elle était censée le faire en théorie. Selon l’idéal démocratique, les circonscriptions électorales choisissaient l’un des leurs pour représenter sans faire de compromis la région au sein d’une assemblée unificatrice. Or, au lieu de cela, les partis politiques ont utilisé leurs propres pouvoirs d’organisation et d’idéation et ont rapidement fait fi de tout ce qu’un individu pouvait offrir (il existe des exceptions, mais elles sont extrêmement rares). Les députés sont quasiment vus comme des anonymes interchangeables, foncièrement dépendants du parti et du programme qu’ils représentent.

Maintenant vous le voyez, maintenant vous… ne le voyez plus! – Les portiques qui s’agrandissent, les ailes qui disparaissent et les greniers secrets de Province House à l’Î.-P.-É

Maintenant vous le voyez, maintenant vous… ne le voyez plus! – Les portiques qui s’agrandissent, les ailes qui disparaissent et les greniers secrets de Province House à l’Î.-P.-É

Province House à l’Île-du-Prince-Édouard a été un travail inachevé depuis sa construction, les budgets et l’opinion populaire modifiant à plusieurs reprises la portée du projet et laissant subsister quelques caractéristiques architecturales plutôt excentriques. L’édifice a cependant résisté à l’épreuve du temps pendant 170 ans, et, grâce aux travaux de restauration, il sera préservé pendant de nombreuses années encore.