Le paradoxe de la non-partisanerie : Éliminer les disparités entre les sexes à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest

Article 5 / 9 , vol 44 no 3 (Automne)

Le paradoxe de la non-partisanerie : Éliminer les disparités entre les sexes à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest

En l’espace d’une campagne électorale, les Territoires du Nord-Ouest sont passés du territoire canadien comptant la plus faible proportion de femmes au sein de leur Assemblée législative à celui en comptant la proportion la plus élevée. Ils sont devenus l’un des rares endroits au pays où l’on trouve un conseil des ministres paritaire et le seul qui est dirigé par une première ministre. Dans cet article, l’auteur décrit les obstacles institutionnels qui ont mené à la sous représentation des femmes dans la vie politique des Territoires, les faits historiques qui ont contribué à un tel changement radical et les raisons pour lesquelles la prochaine élection territoriale déterminera si ce changement sera de courte durée ou plus permanent.

Christopher Yurris

Introduction
Première ministre des Territoires du Nord-Ouest de 1991 à 1995, Nellie Cournoyea a été la première femme autochtone à devenir première ministre d’une province ou d’un territoire canadien et seulement la deuxième femme à occuper le poste de première ministre au pays. Elle n’a été précédée plus tôt dans l’année que par Rita Johnston, en Colombie-Britannique1. Le rôle de premier plan joué par Mme Cournoyea, ainsi que Mary Simon et Rosemary Kuptana dans les négociations en vue de l’Accord de Charlottetown a valu au trio le surnom de « mères de la Confédération2,3 ». Cependant, dans les années qui ont suivi l’exploit de Mme Cournoyea et la fin de son mandat de députée, les Territoires du Nord-Ouest sont restés à la traîne des autres provinces et territoires canadiens en ce qui concerne la représentation des femmes à l’Assemblée législative. D’ailleurs, à l’élection territoriale de 2015, seulement deux candidates ont été élues à l’Assemblée, qui comptait 19 sièges. À l’époque, il s’agissait de la plus faible proportion de femmes dans une assemblée législative canadienne (10,5 %)4.

La place des femmes dans la vie politique territoriale semble avoir changé radicalement après l’élection d’octobre 2019, au cours de laquelle neuf femmes ont été élues (47 % des sièges). Les T.N.-O. se distinguent désormais par le fait que leur Assemblée législative compte le plus de femmes de tous les parlements canadiens5. C’est pourquoi cinq des sept postes du conseil des ministres sont occupés par des femmes, dont la première ministre Caroline Cochrane6.

Le présent article exposera les facteurs institutionnels pouvant expliquer la sousreprésentation historique des femmes à l’Assemblée législative des T.N.-O. Il se penchera ensuite sur plusieurs tentatives de réforme entreprises par des députés et des comités. Il se terminera par une analyse de l’élection de 2019, qui a entraîné un grand changement dans la représentation des femmes à l’Assemblée législative, changement qui s’est fait sentir sur le conseil des ministres.

Facteurs institutionnels
De nombreux facteurs institutionnels peuvent expliquer la sousreprésentation des femmes à l’Assemblée législative des T.N.-O avant 2019. Graham White fait valoir que la nature non partisane de l’Assemblée tient du paradoxe et peut expliquer l’absence de députées7. Il soutient que « l’existence néfaste des partis politiques, qui fonctionnent souvent comme des “clubs réservés aux hommesˮ reléguant les femmes dans des circonscriptions impossibles à gagner, n’est tout simplement pas un facteur8 ». Cette analyse repose sur l’idée de Janine Brodie selon laquelle les « gardiens du parti » empêchent les femmes de remporter les courses à l’investiture9. C’est pourquoi l’absence de partis et la sous-représentation des femmes à l’Assemblée législative non partisane des T.N.-O. sont un paradoxe; en dépit de l’absence de « gardiens de parti », les femmes sont tout de même sérieusement sous-représentées. M. White avance que les partis politiques peuvent dans les faits servir de soutien et non d’obstacle structurel, puisqu’ils peuvent jouer un rôle important dans le recrutement et la formation des candidats10. Mentionnons à titre d’exemple les initiatives mises en place au Nouveau-Brunswick afin d’exercer des pressions sur les partis pour que 50 % de leurs candidats à l’élection de septembre 2018 soient des femmes11.

De plus, la nature généralement plus amicale des débats à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest contraste fortement avec le comportement observé dans d’autres assemblées législatives canadiennes. Melanie Thomas et Lisa Young reconnaissent que :

[l]a Chambre des communes convient mieux à un type de débat contradictoire et combatif et ne favorise pas les mécanismes de consensus. De nombreuses députées ont indiqué qu’elles auraient préféré s’engager dans ce dernier type de débat et ont trouvé le style combatif inefficace12.

À l’inverse, les échanges au sein de l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest sont essentiellement courtois, comme le décrit l’actuel greffier de l’Assemblée législative, Tim Mercer :

Pour ceux qui sont habitués aux débats parlementaires houleux, la courtoisie relative dont on fait preuve à l’Assemblée législative des T.N.-O. saute immédiatement aux yeux… La plupart du temps, la période des questions orales sert à obtenir des réponses des ministres plutôt qu’à tenter de les discréditer, de les embarrasser ou de marquer des points politiques13.

De plus, les coûts des campagnes électorales dans les T.N.-O., tant sur le plan du temps que de l’argent, sont relativement faibles, « étant donné que la population, dans les circonscriptions, est généralement de petite taille et géographiquement concentrée14 ». De plus, le plafond des dépenses de campagne, fixé à 30 000 $, est rarement atteint, surtout dans les petites collectivités15.

Même si on a l’impression que les candidats se heurtent à peu d’obstacles à l’entrée, comme le souligne M. White, le rapport final du Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l’Assemblée législative indique que les coûts financiers et les coûts de renonciation ont souvent un effet dissuasif sur les candidats potentiels. À cela s’ajoutent des pressions supplémentaires dissuasives pour les candidates, comme le fait de quitter un emploi à temps plein, ce qui est considéré comme étant un risque trop important par plusieurs candidats compte tenu de l’incertitude entourant l’issue des élections16. Pour atténuer ce risque, le rapport propose de « convaincre les employeurs de maintenir les postes ouverts et d’offrir un congé sans solde aux employés qui se portent candidats à des élections17 ».

De plus, certaines femmes ne sont pas motivées à se présenter comme députée, car elles ne sont pas prêtes à accepter une réduction de salaire et à « ne gagner que le salaire d’un député18 ». Ce facteur transcende l’analyse comparative entre les sexes et contribue à expliquer le manque de professionnels siégeant à l’Assemblée législative. D’ailleurs, avant l’élection de 2015, « [s]eulement quatre avocats [avaient] été élus à l’Assemblée législative depuis 1951 et un seul professionnel, un pharmacien, y [siégeait]19 ». Cela dit, de nombreux fonctionnaires se sont présentés avec succès aux élections législatives au fil des ans.

Le rapport fait également état des coûts financiers et du temps associés aux déplacements pendant une campagne dans les grandes circonscriptions du territoire, en particulier dans les circonscriptions plus vastes composées de communautés accessibles seulement par voie aérienne20. Par exemple, Shane Thompson, l’actuel député de l’immense circonscription de Nahendeh, a dépensé 5 968,79 $ en frais de déplacement pendant la campagne électorale de 2015, soit une grande partie du total des dépenses (8 525,57 $) de sa campagne21. De même, l’ancien député de Nunakput (une autre vaste circonscription), Herbert Nakimayak, a consacré la totalité de son budget (2 062,20 $) de l’élection de 2015 en frais de déplacement22.

Ce problème est exacerbé pour les femmes qui ont besoin de faire garder leurs enfants, ce qui entraîne une hausse des dépenses. C’est pourquoi le Comité propose que la garde d’enfants soit considérée comme étant une dépense de campagne admissible23. D’ailleurs, le remboursement des frais de garde d’enfants pour les candidats qui parviennent à atteindre un seuil de votes n’est pas une idée entièrement nouvelle. Élections Manitoba autorise le remboursement de « 100 % des dépenses raisonnables au titre de la garde d’un enfant ou d’un handicap », à condition que le candidat obtienne 5 % des suffrages24,25. Le financement des campagnes dans les Territoires du Nord-Ouest est encore plus complexe en raison de l’absence de partis politiques, qui rend difficile la lutte pour défaire un candidat sortant26. L’avantage financier de ce dernier est d’autant plus grand que les dons des entreprises sont dirigés en grande partie vers lui. Par exemple, en 2015, le candidat sortant de la circonscription de Mackenzie Delta, Frederick Blake, a reçu tout son budget de campagne de trois entreprises locales, alors que ses adversaires n’ont reçu aucun soutien financier du milieu des affaires local27.

Tentatives de réforme
Des critiques ont déjà été formulées à l’encontre du gouvernement territorial pour son inaction face à la sous-représentation des femmes à l’Assemblée législative. Au début des années 2000, Sandy Lee, alors députée territoriale de Range Lake, a exprimé ses inquiétudes quant à la sous-représentation des femmes à l’Assemblée législative. En décembre 2003, elle a déclaré qu’elle désapprouvait le fait que les femmes ne soient pas représentées au sein du conseil des ministres et qu’aucune femme autochtone n’ait été élue à l’Assemblée28. Un an plus tard, elle étoffait cette critique en soulignant que le problème ne se limitait pas aux représentants élus, les hauts fonctionnaires nommés étant également très majoritairement des hommes. Au moment de sa déclaration, elle a fait remarquer que le « rapport entre le nombre d’hommes et de femmes nommés à des postes de hauts fonctionnaires et au sein des conseils d’administration [était] de 100 ٪ contre ٠ ٪29 ».

La volonté d’accroître la représentation des femmes dans la vie politique territoriale est demeurée une question clé pour les législateurs du territoire. Le Conseil sur la condition de la femme et l’Association des femmes autochtones des Territoires du Nord-Ouest ont tenté activement de remédier à la sous-représentation des femmes. En collaboration avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO), ces organismes offrent un programme phare depuis 2007, Campaign School for Women. Ce programme est « taillé sur mesure pour le Nord » et comprend des modules sur la gestion des conflits, l’art oratoire et la collecte de fonds30. Mme Lee, qui en a été l’une des principales défenseures, en a fait la promotion dans une déclaration en février 200731.

Par ailleurs, la 18e Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest (2015-2019) a fait du « soutien aux initiatives visant à augmenter le nombre de femmes qui se présentent aux élections dans les T.N.-O.32 » l’une de ses priorités. Elle a créé le Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l’Assemblée législative. L’introduction de mesures spéciales temporaires « pour surmonter les obstacles persistants à l’accès des femmes aux fonctions politiques » était l’une des propositions pour accroître la représentation des femmes dans le territoire33. Le Président de l’Assemblée législative, Jackson Lafferty, a publié un document de travail le 31 mai 2018 dans lequel il décrit ces mesures, explique leur objectif et fournit des exemples de systèmes politiques où elles ont déjà été mises en œuvre. Selon M. Lafferty :

[c]es mesures sont dites « temporaires » pour deux raisons. Premièrement, elles sont souvent mises en place pour une durée limitée, par exemple deux ou trois élections, après quoi la loi qui les établit devient automatiquement caduque. Deuxièmement, elles ont souvent pour résultat d’encourager plus de femmes à se porter candidates, ce qui les rend du même coup inutiles, c’est-à-dire qu’elles créent les conditions de leur propre réalisation34.

Ces mesures spéciales temporaires visaient à réserver des sièges aux femmes advenant le cas où un certain pourcentage de femmes n’étaient pas élues. Le point de référence établi par les Nations Unies, soit « le pourcentage de femmes requis dans une assemblée législative pour apporter un changement de politique significatif et durable[,] est de 30 %35 ». Des mesures similaires ont été proposées lors de la création du Nunavut à la fin des années 1990; la Commission d’établissement du Nunavut a proposé un système à deux élus par circonscription, une femme et un homme36. En 1997, un plébiscite a été organisé pour proposer ce modèle à deux députés. Or, la proposition a été rejetée, seulement 43 % de l’électorat ayant voté pour et 39 % des électeurs admissibles ayant exercé leur droit de vote37,38. Certes, l’idée de mesures temporaires dans les T.N.-O. a été envisagée, mais elle a été jugée inutile à court terme, en raison de la forte présence de candidates aux élections territoriales de 201939.

Élection territoriale de 2019
L’accroissement de la représentation des femmes à l’Assemblée législative des T.N.-O. a été l’un des grands thèmes de la campagne électorale. Des percées importantes ont été réalisées sur la scène politique municipale dans les années qui ont suivi l’élection territoriale de 2015 : des mairesses ont été élues en bonne et due forme ou par acclamation dans quatre des plus grands centres de population du territoire. En 2018, Lynn Napier-Buckley a été réélue mairesse de Fort Smith. Rebecca Alty et Natasha Kulikowski ont été élues mairesses de Yellowknife et d’Inuvik, respectivement. Kandis Jameson a été élue par acclamation au poste de maire de Hay River40,41,42. De même, Margaret Thom a été nommée au poste de commissaire des Territoires du Nord-Ouest (l’équivalent territorial d’un lieutenant-gouverneur) en 2017. C’était la première fois en plus de dix ans qu’une femme se voyait confier ce poste43. Les femmes ont aussi franchi des étapes importantes en matière de leadership au sein de gouvernements autochtones. April Martel est devenue la première femme chef de la Première Nation K’atl’odeeche44. Eileen Marlowe s’est également portée candidate à la chefferie du Conseil national déné et « s’en est bien tirée contre les politiciens chevronnés Yakeleya et Richard Edjericon, menant une campagne essentiellement en ligne et terminant finalement deuxième45 ». Par ailleurs, en août 2019, deux mois avant l’élection territoriale, le gouvernement fédéral a annoncé un financement d’un million de dollars pour mousser les femmes dans la vie politique nordique (dont 525 ٠٠٠ $ pour les T.N.-O.)46.

Alors que les candidats commençaient à manifester leur intention de se présenter à l’élection territoriale de 2019, les médias observaient un afflux de candidatures féminines47. Après la date butoir des mises en candidature, le nombre de femmes était égal à celui des deux élections précédentes combinées48. Outre le nombre de candidates qui se sont présentées, les femmes avaient des parcours professionnels variés dans les secteurs privé et public. Par exemple, Caroline Wawzonek, qui s’est présentée (et a été élue) dans la circonscription de Yellowknife Sud, a travaillé comme avocate au cours de la dernière décennie; de même, Katrina Nokleby, qui a été élue dans la circonscription de Great Slave, était auparavant ingénieure49,50.

En outre, la représentation des femmes est devenue un enjeu dans la course exclusivement masculine menée dans la circonscription de Frame Lake entre le député sortant Kevin O’Reilly et son opposant Dave Ramsay. M. Ramsay était contre les mesures spéciales temporaires, soutenant qu’« elles allaient à l’encontre des principes démocratiques. [Il s’opposait] fondamentalement à ce que l’on garantisse des sièges à un groupe quelconque51 ». À l’inverse, M. O’Reilly s’est empressé de réfuter les accusations selon lesquelles de telles mesures sont antidémocratiques, affirmant que la représentation insuffisante des femmes à l’Assemblée législative est en soi antidémocratique52.

Dans son discours devant le caucus, après l’élection, la députée de Range Lake, Caroline Cochrane, a affirmé que malgré l’augmentation du nombre de femmes, il restait encore du travail à faire pour briser le plafond de verre auquel les femmes se heurtent toujours dans de nombreux domaines de la société53. Par ailleurs, le conseil des ministres fait écho à la représentation accrue des femmes; Mme Cochrane a été choisie comme première ministre au scrutin secret par ses collègues. Elle est devenue la seule femme à occuper le poste de premier ministre au Canada, et la première dans les Territoires du Nord-Ouest en près d’un quart de siècle. Par la suite, la sélection du conseil des ministres, par un processus similaire au scrutin secret, a permis aux femmes d’obtenir cinq des sept postes – occupés par Mme Cochrane et quatre autres femmes54,55.

Conclusion
Le modèle de gouvernement consensuel non partisan des Territoires du Nord-Ouest a eu une incidence paradoxale sur la représentation des femmes à l’Assemblée législative. Pour certains, l’absence de « gardiens de parti » dans un gouvernement consensuel devrait favoriser une plus grande représentation des femmes à l’Assemblée législative, pour d’autres, la nature contradictoire des assemblées législatives partisanes a souvent un effet dissuasif sur les femmes qui souhaitent participer à la vie politique. Cependant, l’absence de partis politiques peut présenter des obstacles supplémentaires pour les femmes qui espèrent prendre part à la vie politique territoriale. Les partis politiques jouent un rôle déterminant dans l’augmentation de la représentation des femmes dans les assemblées législatives. Dans les Territoires du Nord-Ouest, le recrutement des femmes ne se fait pas par l’intermédiaire des partis politiques, qui peuvent instituer des procédures pour augmenter le pourcentage de candidates. Celles-ci ne peuvent pas non plus compter sur les partis pour collecter des fonds. De plus, divers facteurs dissuadent les femmes de se présenter aux élections, notamment les coûts de renonciation associés à la candidature et la rémunération des députés; ces préoccupations sont révélatrices d’une tendance plus large dans la politique territoriale, les professionnels étant sensiblement absents des fonctions électives.

Les premières tentatives de réforme ont sensibilisé le public à la question de la représentation des femmes à l’Assemblée législative des T.N.-O. De même, la formation sur les campagnes électorales mise en avant par le gouvernement des Territoires, de concert avec plusieurs autres organismes, a également fait connaître la question. La campagne visant à améliorer la représentation des femmes dans la politique territoriale s’est poursuivie au cours de la 18e Assemblée législative (2015-2019) avec la création du Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l’Assemblée législative.

Par conséquent, l’élection de 2019 dans les Territoires du Nord-Ouest a marqué un tournant décisif pour la représentation des femmes dans la vie politique territoriale. L’importance accordée aux femmes a donné lieu à des victoires aux élections municipales dans plusieurs des plus grands centres de population et à de solides résultats aux élections des dirigeants autochtones. Une injection de fonds fédéraux et une couverture médiatique intense ont également joué un rôle de catalyseur dans l’augmentation du nombre de candidates à l’élection territoriale de 2019. De plus, la pléthore et la diversité des candidates qui se sont présentées ont éclipsé celles des deux élections précédentes. Il sera intéressant de surveiller les futures élections dans les Territoires du Nord-Ouest afin de déterminer si la représentation accrue des femmes lors de l’élection de 2019 est le signe d’une tendance à plus long terme et non une anomalie. Si les femmes redevenaient sous-représentées dans la vie politique territoriale, il faudrait effectuer un examen complet des obstacles à la participation qui subsistent et des moyens de les éliminer définitivement.

Notes
1 Julie Green, « Mesures spéciales temporaires : une solution possible pour attirer les femmes en politique », Revue parlementaire canadienne, vol. ٤١, no 4, 2018, p. 2-4, http://www.revparl.ca/41/4/41n4f_18_green.pdf.

2 Graham White, « In the Presence of Northern Aboriginal Women? Women in Territorial Politics », dans Stalled: The Representation of Women in Canadian Governments, dir. Linda Trimble, Jane Arscott et Manon Tremblay, Vancouver, Presse de l’Université de la Colombie-Britannique, 2014, p. 247.

3 Peter Kulchyski, « Like the Sound of a Drum: Aboriginal Cultural Politics in Denendeh and Nunavut », Winnipeg, Presse de l’Université du Manitoba, 2006, p. 103.

4 Bureau du Président de l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, « Discussion Paper: “Temporary Special Measures” To Increase the Representation of Women in the NWT Legislative Assembly », 2018, p. 8, https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/td_208-183.pdf.

5 Élections TNO, « Résultats non officiels » (gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, consulté le 19 novembre 2019, https://www.electionsnwt.ca/fr/resultats-non-officiels).

6 Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, « Suivez le Conseil exécutif », consulté le 19 novembre 2019, https://www.gov.nt.ca/fr/suivez-le-conseil-executif.

7 White, p. 233-252.

8 White, p. 247 [traduction].

9 Melanie Thomas et Lisa Young, « Women (Not) in Politics: Women’s Electoral Participation », dans Canadian Politics, dir. James Bickerton et James Bickerton, 6e édition, Presse de l’Université de Toronto, 2014, p. 373-389.

10 White, p. 247.

11 Green, p. 2-4.

12 Melanie Thomas et Lisa Young, p. 384 [traduction].

13 Tim Mercer, « Consensus Government in the Northwest Territories, Canada: A Parliamentary Panacea? », Constitution 150, mai 2017, p. 4, https://constitution150.openum.ca/files/sites/95/2017/05/Consensus-Government.pdf [traduction].

14 White, p. 247 [traduction].

15 Ibid.

16 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l’Assemblée législative, Final Report, 3e session, ١٨e Assemblée législative, 2018, rapport de comité 17-18(3), https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/19-06-04_cr-17-183_-_final_report_-_scriw_0.pdf.

17 Ibid [traduction].

18 Ibid [traduction].

19 Tim Mercer, « Le gouvernement de consensus des Territoires du Nord-Ouest : un modèle de Westminster “à saveur nordique” », Groupe canadien d’étude des Parlements, 2015, p. 2, http://cspg-gcep.ca/pdf/CSPG_NWT_Legislature-f.pdf.

20 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l’Assemblée législative.

21 « CANDIDATES FINANCIAL REPORT – Summary of Contributions and Expenses for the 2015 Territorial General Election », Élections TNO, gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, consulté le 21 novembre 2019, https://www.electionsnwt.ca/sites/electionsnwt/files/cfr_summary_nahendeh01_2015.pdf.

22 Ibid.

23 Ibid.

24 Élections Manitoba, « Remboursements », consulté le 21 novembre 2019, https://www.electionsmanitoba.ca/fr/Finance/Reimbursement.

25 « Opportunities for More Open and Transparent Elections », opennwt.ca, 8 septembre 2016, https://www.opennwt.ca/blog/2016/09/08/opportunities-more-open-and-transparent-elections/.

26 Graham White, « The Territories », dans Big Worlds: Politics and Elections in the Canadian Provinces and Territories, Toronto, Presse de l’Université de Toronto, 2016, p. 197.

27 « MLA Says N.W.T. Should Consider Ban on Corporate Election Donations », CBC News, 6 mai 2016, https://www.cbc.ca/news/canada/north/corporate-election-donations-nwt-1.3569382.

28 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Déclaration des députés, 12 décembre 2003 (Mme Lee) https://www.assembly.gov.nt.ca/hansard/hansard-december-12-2003?keyword=women%20representation%2520#77459.

29 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Déclaration des députés, 29 mars 2004 (Mme Lee) https://www.assembly.gov.nt.ca/hansard/hansard-march-29-2004-1?keyword=women%20representation%2520#90907 [traduction].

30 Territoires du Nord-Ouest, ministère de l’Exécutif et des Affaires autochtones, Campaign School for Women: Empowering Women to Run for Elected Leadership Instructor’s Guide, https://www.eia.gov.nt.ca/sites/eia/files/3482-gnwt-csfw-instructors-guide-april5.pdf.

31 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Déclaration des députés, 9 février 2007 (Mme Lee) https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/hn070209.pdf.

32 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Priorities of the 18th Legislative Assembly, 2015, https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/td_1-181.pdf [traduction].

33 Bureau du Président de l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Discussion Paper: “Temporary Special Measures” To Increase the Representation of Women in the NWT Legislative Assembly, 2018, p. 8, https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/td_208-183.pdf [traduction].

34 Ibid [traduction].

35 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l’Assemblée législative, Final Report, 3e session, ١9e Assemblée législative, 2018, rapport de comité 17-18(3), p. 4, https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/19-06-04_cr-17-183_-_final_report_-_scriw_0.pdf [traduction].

36 Lisa Young, « Gender Equal Legislatures: Evaluating the Proposed Nunavut Electoral System », Canadian Public Policy/Analyse de politiques, vol. 23, no 3, 1997, p. 306-315, doi:10.2307/3551574.

37 Manon Tremblay et Jackie Steele, « Paradis perdu? Référendum au Nunavut sur l’égalité entre les sexes », Revue parlementaire canadienne, vol. 28, no 1, 2005, p. 34-39. http://www.revparl.ca/28/1/28n1_05f_Steele.pdf.

38 Ailsa Henderson et Bibliothèque numérique canadienne, Nunavut: Rethinking Political Culture, Vancouver [Colombie-Britannique], Presse de l’Université de la Colombie-Britannique, 2007, p. 34, consulté sur désLibris.

39 Paul Bickford, « No Electoral System Tampering Needed for Virtual Gender Parity », Northern News Services, 7 octobre 2019, https://nnsl.com/hayriverhub/no-electoral-system-tampering-needed-for-virtual-gender-parity/.

40 Kirsten Fenn, « How a Former Councillor’s Election Campaign Inspired Rebecca Alty to Enter Politics », CBC News, 16 octobre 2018, https://www.cbc.ca/news/canada/north/rebecca-alty-new-mayor-yellowknife-1.4865058.

41 « New Faces among Elected Mayors in 5 N.W.T. Communities », CBC News, 16 octobre 2018, https://www.cbc.ca/news/canada/north/municipal-election-2018-nwt-1.4864382.

42 Samantha McKay, « ELECTION NIGHT: Natasha Kulikowski Is Inuvik’s New Mayor », Northern News Services, 16 octobre 2018, https://nnsl.com/nwtnewsnorth/election-night-natasha-kulikowski-is-inuviks-new-mayor/.

43 Alyssa Mosher, « ‘I Feel Very Honoured’: Fort Providence’s Margaret Thom New Commissioner of N.W.T. », CBC News, 15 juin 2017, https://www.cbc.ca/news/canada/north/margaret-thom-new-nwt-commissioner-1.4161133.

44 « April Martel Elected Chief of K’atl’odeeche First Nation », CBC News, 7 novembre 2018, https://www.cbc.ca/news/canada/north/april-martel-hay-river-first-nation-1.4895570.

45 « Eileen Marlowe on Women in Politics, and Lessons from the Dene Nation Election », CBC News, 26 août 2018, https://www.cbc.ca/news/canada/north/eileen-marlowe-q-and-a-1.4798538 [traduction].

46« $1M In Funding Announced to Promote Women in Northern Politics », CBC News, 8 août 2019, https://www.cbc.ca/news/canada/north/1m-for-women-in-northern-politics-1.5240454.

47 Garrett Hinchey, « New Wave of Female Candidates Makes Splash Ahead of 2019 Campaign », CBC News, 10 juillet 2019, https://www.cbc.ca/news/canada/north/nwt-election-whos-running-round-up-july-9-1.5206140.

48 Sidney Cohen, « Why They Run: Candidates on Why N.W.T. Politics Needs More Women », CBC News, 4 septembre 2019, https://www.cbc.ca/news/canada/north/candidates-nwt-politics-more-women-1.5270140.

49 « About Caroline », Caroline Wawzonek, consulté le 20 novembre 2019, https://www.carolinewawzonek.ca/about_caroline.

50 « Katrina Nokleby », Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, consulté le 20 novembre 2019, https://www.ntassembly.ca/fr/meet-members/mla/katrina-nokleby.

51 Brett McGarry, « Gender Parity for MLAs Comes up in All-Male Frame Lake Race », Northern News Services, 25 septembre 2019, https://nnsl.com/yellowknifer/frame-lake-candidates-weigh-in-on-reserving-legislature-seats-for-women/ [traduction].

52 Ibid.

53 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Discours des caucus, 9 octobre 2019 (Mme Cochrane) https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/rt191009_0.pdf.

54 Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, Discours du Président, 25 octobre 2019 (M. Blake), https://www.assembly.gov.nt.ca/sites/default/files/hn191025.pdf.

55 Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, « Suivez le Conseil exécutif », consulté le ١٩ novembre ٢٠١٩, https://www.gov.nt.ca/fr/suivez-le-conseil-executif.

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