Les bibliothèques parlementaires, des alliées inestimables dans la lutte contre les fausses nouvelles

Article 4 / 15 , Vol 43 No. 1 (Printemps)

Les bibliothèques parlementaires, des alliées inestimables dans la lutte contre les fausses nouvelles

Les bibliothèques parlementaires sont les gardiennes de l’objectivité et de la fiabilité à l’intention de leurs clients; elles luttaient contre les fausses nouvelles bien avant que cette expression ne fasse les manchettes. Dans cet article, l’auteure explore le concept de fausses nouvelles, décrit les initiatives que déploient partout au pays les responsables des bibliothèques parlementaires pour éduquer leurs clients et le public au sujet de la désinformation, et présente certaines des techniques que les chercheurs de ces bibliothèques adoptent pour s’assurer de fournir de l’information objective et non partisane à leur communauté.

Carolyne Ménard

Le phénomène des fausses nouvelles prend de l’ampleur dans l’espace médiatique depuis quelques années.1 Si l’apparition des fausses nouvelles n’est point récente2, la mutation des médias traditionnels et la popularité des réseaux sociaux rendent possible leur prolifération à un rythme alarmant. L’urgence d’agir est telle que certains pays, comme la Finlande, ont lancé des campagnes nationales pour lutter contre le fléau de l’analphabétisme médiatique3. Partout dans le monde, les responsables de diverses institutions, telles que des bibliothèques publiques, universitaires et scolaires, ont mis sur pied des initiatives pour éduquer la population quant à la désinformation. Sur la scène politique, les bibliothèques parlementaires jouent un rôle d’une grande importance dans la lutte aux fausses nouvelles. En fournissant de la documentation de qualité et en répondant aux demandes d’information et de recherche des députés à travers le pays, les bibliothèques législatives canadiennes contribuent à repousser les dommages de la désinformation auprès des décideurs politiques, et ce, depuis de nombreuses décennies. Dans cette optique, l’article suivant souhaite présenter un bref tour d’horizon des services et des initiatives mises en place par les bibliothèques parlementaires canadiennes pour sensibiliser leurs usagers à la désinformation et pour contrer la propagation des fausses nouvelles.

Les fausses nouvelles : quelques définitions

Avant de présenter ces initiatives, il importe de déterminer comment définir les fausses nouvelles; c’est une expression qui peut paraître, de prime abord, vague ou imprécise. Selon la journaliste Bouchra Ouatik de l’émission Les Décrypteurs à Radio-Canada, il faut faire la distinction entre six différents types de fausses nouvelles :

« La désinformation : une information intentionnellement fausse;

La malinformation : une information partiellement vraie, mais tronquée, prise hors contexte;

La mésinformation : une information vraie, mais périmée ou vraie ailleurs (dans un autre contexte);

Les légendes urbaines : des histoires fausses qui circulent depuis longtemps;

La propagande : une information trompeuse partagée par un gouvernement ou un groupe d’intérêt;

La satire : une information fausse, mais humoristique. »4

Les fausses nouvelles prennent donc différentes formes, qui sont souvent complexes et insidieuses. Pour contrer leur impact, divers moyens sont mis en place par les bibliothèques parlementaires canadiennes. Ceux-ci regroupent l’organisation de séances d’information et de formations, la production de publications et d’outils de recherche de qualité, la primauté de l’objectivité et de la neutralité, la vérification des faits basée des sources fiables, et le contrôle de la qualité des réponses fournies aux parlementaires.

Les séances d’information et les formations

Les bibliothèques parlementaires canadiennes offrent à leur clientèle des séances d’information et de formation de tout genre afin de la sensibiliser aux fausses nouvelles et d’accroître sa littératie médiatique. Par exemple, les bibliothèques législatives de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et de l’Ontario offrent des formations sur la recherche de nouvelles et d’articles de presse dans les bases de données et les ressources électroniques disponibles parmi leurs collections. La Bibliothèque du Parlement fédéral offre quant à elle quatre séries de séances d’information à ses usagers : une formation expliquant comment accéder aux services de référence, une séance d’information sur l’assistance aux citoyens, une formation sur la recherche d’information, et une formation expliquant comment effectuer un suivi des médias et de l’actualité. De son côté, la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec suit cette tendance en offrant des formations sur l’utilisation de ses outils documentaires, notamment sur ses bases de données permettant de rechercher dans l’intégralité des journaux des débats depuis 18675.

Des séances d’information sur les services des bibliothèques sont aussi organisées afin que les clientèles des parlements connaissent l’étendue des services offerts par ces institutions. Par exemple, à Ottawa, la Bibliothèque du Parlement a mis sur pied le Programme des ambassadeurs, qui présente les produits et les services de la Bibliothèque aux sénateurs, aux députés et à leur personnel. Les ambassadeurs de la Bibliothèque offrent aux parlementaires des séances d’information en personne à leur bureau de la Colline, et ce, au moment qui leur convient le mieux. À l’instar de ce programme, les responsables de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec ont organisé, lors de l’accueil de la présente Assemblée législature en octobre 2018, de courtes rencontres d’une quinzaine de minutes avec les députés et leur personnel afin de leur présenter de manière concise et efficace tout ce que la Bibliothèque avait à leur offrir.

En plus de ces formations sur leurs ressources, de plus en plus de bibliothèques législatives effectuent des séances d’information portant spécifiquement sur le phénomène des fausses nouvelles. Depuis deux ans, la bibliothèque législative de l’Ontario offre ainsi à ses usagers un atelier de formation portant sur les manières de reconnaître les fausses nouvelles et de rechercher des nouvelles journalistiques fiables. La bibliothèque législative de la Colombie-Britannique considère également développer au cours de la prochaine année une formation axée sur des conseils de recherche et sur la littératie, laquelle aborderait le sujet des fausses nouvelles. De plus, les bibliothèques parlementaires organisent des conférences et invitent des experts sur la lutte à la désinformation pour informer et éduquer leurs différentes clientèles. Dans les bibliothèques publiques et académiques, les bibliothécaires s’associent de plus en plus avec des journalistes pour éduquer leurs usagers et leurs publics aux fausses nouvelles6. Cette tendance s’observe aussi chez les bibliothèques parlementaires. En ce sens, au printemps ٢٠١٧, les responsables de la bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Ontario ont invité trois journalistes dans la cadre d’une série de conférences portant sur les fausses nouvelles. Dans la même optique, lors du dernier Congrès des professionnels de l’information, des employées de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec ont échangé avec des représentants de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) au sujet du programme #30secondesavantdycroire mis en place par cette organisation. Ce programme, mis au point en collaboration avec l’Agence Science-Presse, dédié à la lutte contre la désinformation et existant depuis trois ans au Québec, consiste en l’envoi d’un journaliste bénévole, membre de la FPJQ, dans un groupe pour y aborder les thèmes des fausses nouvelles à l’aide d’exemples concrets7.

Par ailleurs, les employés des bibliothèques ne font pas seulement dispenser des formations; ils y assistent aussi pour constamment mettre à jour leur expertise sur le sujet de la désinformation. À l’automne 2017, les employés de la Bibliothèque du Parlement, à Ottawa, ont assisté à un webinaire organisé par la Special Libraries Association (SLA), portant sur la recherche de faits à l’époque des vérités « alternatives ». La bibliothèque de l’Assemblée législative de la Saskatchewan, quant à elle, a mis sur pied une veille sur les fausses nouvelles afin de s’assurer que son personnel soit à l’affût des problèmes actuels et des bonnes pratiques dans la lutte contre la désinformation.

La production de publications et d’outils de recherche de qualité

Les bibliothèques parlementaires produisent des publications de qualité et créent des outils de recherche fiables sur lesquels les députés et leur personnel peuvent s’appuyer sans hésitation. Par exemple, la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec conçoit des guides thématiques sur différents sujets parlementaires comme les commissions d’enquête, les études des crédits budgétaires et l’histoire des slogans et des programmes des partis politiques8. Son service de recherche produit aussi une série intitulée Cinq lectures pour comprendre9, qui permet aux parlementaires de s’informer rapidement sur un sujet en se fondant sur des sources fiables préalablement analysées par des spécialistes de la recherche. Notons par ailleurs l’apport indiscutable de L’Encyclopédie du parlementarisme québécois, un outil de référence en ligne qui regroupe, vulgarise et diffuse l’essentiel des connaissances sur le parlementarisme québécois10.

En addition à ces publications, certaines bibliothèques parlementaires ont aussi produit du matériel d’information sur les fausses nouvelles. À Ottawa, la Bibliothèque du Parlement a publié en avril 2019 un article dans lequel elle souhaitait informer sa clientèle sur l’hypertrucage, soit l’art de modifier des vidéos ou des fichiers audio pour propager de l’information fausse ou modifiée11. Plusieurs bibliothèques parlementaires ont aussi relayé l’affiche infographique de l’International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA) intitulée How to Spot Fake News (Figure 1). Il s’agit d’une ressource d’éducation efficace et concise qui peut s’appliquer dans différents contextes :

Figure 1 : Affiche How to Spot Fake News de l’IFLA12

Les responsables de la bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Alberta ont conçu deux affiches semblables à celle de l’IFLA pour éduquer la clientèle à l’importance de l’analyse critique, lesquelles sont intitulées Stop and Think: Exercise Critical Thinking and Ask These Questions, et Fake News: Facts, Truth and LiesDans la même optique, la bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Ontario a produit sa propre affiche How to Spot Fake News, fondée sur celle de l’IFLA (Figure 2) :

À l’étranger, le service de recherche du Parlement européen a lui aussi développé une affiche dont le but était de fournir des étapes à suivre aux usagers pour vérifier la fiabilité et la vérité d’une information (Figure 3) :

Figure 2. Affiche How to Spot Fake News de la Bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Ontario

La primauté de l’objectivité et de la neutralité

Le travail neutre et objectif est au cœur du mandat de toutes les bibliothèques parlementaires. En effet, « la mission commune des bibliothèques parlementaires consiste à soutenir le processus démocratique en offrant à tous les parlementaires des services d’information confidentiels et non partisans, ce qui leur permet de tenir des débats éclairés et de légiférer efficacement »13. Dans cette perspective, les employés du service de référence de la bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Ontario ont participé par le passé à des tables rondes et à des formations sur l’écriture dans un contexte législatif, ainsi que sur les manières de produire un travail constamment objectif et non partisan. Ces formations ont aidé les analystes de la bibliothèque à demeurer conscients du ton utilisé dans les publications officielles de l’institution, et à présenter constamment un panorama de positions différentes sur le spectre politique dans leur analyse d’un sujet controversé. Cette importance de l’objectivité est également réitérée dans le rapport annuel de la Bibliothèque du Parlement fédéral, où l’impartialité politique et la neutralité sont centrales au travail de l’institution :

« Nos employés veillent à ce que toute l’information produite par la Bibliothèque — qu’il s’agisse de recherches personnalisées pour les législateurs, d’information organisée ou de ressources pédagogiques pour les professeurs — soit fiable, impartiale et adaptée aux besoins de nos clients. »14

Figure 3. Affiche How to spot when news is fake du Service de recherche du Parlement européen (SRPE)15

La vérification des faits basée sur des preuves scientifiques et des sources fiables

Les bibliothèques possèdent une longue tradition de vérification des faits et de réponses aux questions de tout genre16. En ce sens, une partie importante du travail des bibliothèques parlementaires repose sur la recherche de réponses aux demandes d’information des parlementaires, qu’il s’agisse de documents de recherche personnalisés, d’envoi de documentation, de recherche de données factuelles, de statistiques, de preuves scientifiques ou d’études fondées sur des faits. Ainsi, les services de référence des bibliothèques parlementaires incarnent dans leur essence même un mécanisme de vérification des faits.

Dans cette optique, la bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Ontario a inclus dans son plan stratégique l’éboration d’un support de recherche et d’outils qui visent un travail parlementaire fondé sur des faits et des preuves scientifiques17. Au Québec, la vérification et la recherche d’information factuelle sont partie prenante des demandes reçues par le service de référence de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, les commissions parlementaires québécoises peuvent compter sur les services des agents de recherche de la Bibliothèque pour les accompagner dans les différentes étapes de leurs travaux portant sur des enjeux liés à l’administration publique18, afin que leur travail sur les politiques publiques soit basé sur de l’information fiable et de qualité.

De plus, les responsables des bibliothèques parlementaires savent a quel point il est important d’evaluer la source d’une information. Une étude de l’Université Cornell a d’ailleurs permis de prouver que les croyances et les préjugés sur les sources d’une information influencent directement la propension à considérer cette information comme véridique19. Un travail d’éducation à l’information doit donc être fait, afin que les usagers reconnaissent leurs préjugés personnels et soient capables d’évaluer objectivement la source de l’information qui leur est fournie. Pour ce faire, les bibliothécaires sont de précieux alliés, étant formés pour questionner rigoureusement même la source la plus réputée20.

Le contrôle de la qualité des réponses fournies

Afin d’assurer la constante rigueur intellectuelle de leurs services, plusieurs bibliothèques parlementaires ont mis en place un système permettant d’assurer la qualité des réponses fournies aux députés et à leur personnel. Par exemple, en Saskatchewan, les employés du service de référence de la bibliothèque législative organisent chaque matin une rencontre au cours de laquelle ils discutent des questions difficiles, inusitées ou inhabituelles qu’ils ont reçues. Cette pratique leur permet de collaborer dans les réponses données, de résoudre des défis et de confirmer la validité de certaines sources. De plus, pour mesurer la qualité de leurs réponses, ils se reportent à l’ouvrage Guidelines for Legislative Libraries publié sous la direction de l’IFLA21.

Par ailleurs, à la bibliothèque de l’Assemblée législative de l’Ontario, toutes les questions répondues par les agents de recherche traversent un processus éditorial, où un gestionnaire révise la réponse fournie avant qu’elle soit envoyée à l’usager. Aussi, les gestionnaires du service de la référence vérifient de manière aléatoire les réponses envoyées par les bibliothécaires de référence. Un processus similaire est en place à Ottawa, où des programmes d’assurance de la qualité des services d’information et de recherche ont été établis dans le cadre de la prestation des services aux clients de la Bibliothèque du Parlement. Ces programmes veillent à ce que les employés disposent de mesures, de lignes directrices et d’outils pertinents pour offrir un service d’information et de recherche de haute qualité. Dans la mesure du possible, les réponses fournies aux demandes des usagers doivent être examinées par un chef, un gestionnaire ou un bibliothécaire principal avant d’être envoyées.

Enfin, les responsables du service de la référence de la Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec travaillent actuellement à mettre sur pied un contrôle de qualité et de normalisation des réponses envoyées. Des gabarits de réponses fondés sur les différents types de recherche effectuée ont été élaborés et sont actuellement utilisés au sein du service.

En conclusion, les bibliothèques parlementaires forment une ressource d’une grande valeur qui gagne à être utilisée par la communauté parlementaire. Elles permettent d’assurer que les décideurs politiques disposent d’information de qualité qui leur permet d’effectuer leur travail au quotidien. Elles sont les gardiennes de l’objectivité et de la vérité, et combattaient les fausses nouvelles bien avant que ce terme fasse les manchettes. Même si leur travail est déjà diversifié et multiple, des créneaux restent à développer dans le combat contre la désinformation. La collaboration et l’échange d’information entre institutions sur les pratiques exemplaires demeurent ainsi extrêmement pertinents à l’aube de la deuxième décennie du XXIe siècleen cette ère de l’information en temps réel.

Notes

1 L’auteure souhaite remercier les bibliothèques législatives provinciales ainsi que la bibliothèque du Parlement pour leur collaboration et pour l’information qu’elles ont fournie, sans laquelle cet article n’aurait pu être possible.

Au XIXe siècle, l’expression « fake news » est déjà employée par plusieurs journaux aux États-Unis. Source : Rhonda Evans. « Fake News Isn’t New: Researching Its History with NYPL’s E-Resources. » New York: New York Public Library Blog, 2017. https://www.nypl.org/blog/2017/08/23/fake-news-isnt-new?utm_campaign=SocialFlow&utm_source=facebook.com&utm_medium=referral

Agence Science-Presse. « La Finlande, modèle de lutte contre les fausses nouvelles. « Pieuvre.ca, 10 juin 2019. http://www.pieuvre.ca/2019/06/10/societe-medias-fausses-nouvelles-finlande/

Bouchra Ouatik. « La désinformation en ligne : comment la reconnaître et s’en prémunir? » Congrès des professionnel.le.s de l’information — Colloque des bibliothèques de l’enseignement supérieur, Montréal, 29 octobre 2019, p. 8-13. http://congrescpi.com/wp-content/uploads/2019/11/Pr%C3%A9sentation-D%C3%A9sinformation-B.-Ouatik-Colloque-des-Biblioth%C3%A8ques-de-lenseignement-sup%C3%A9rieur-29-octobre.pdf

Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec. « Bases de données : bases de données produites par la Bibliothèque [en ligne]. » http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca//fr/24-bases-de-donnees (Page consultée le 20 décembre 2019).

Nicole Eva. « Amplify your impact: Marketing libraries in an era of “fake news”. » Reference & User Service Quarterly, vol. ٥٧, no ٣ (printemps ٢٠١٨), p. 171. https://hdl.handle.net/10133/5200

Fédération professionnelle des journalistes du Québec. « 30 secondes avant d’y croire : lutter contre la désinformation [en ligne]. » https://30secondes.org/ (Page consultée le 20 décembre 2019).

Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec.
« Guides thématiques
 [en ligne]. « http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/fr/chercher/1728-guides-thematiques (Page consultée le 20 décembre 2019).

Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec.
« 
Cinq lectures pour comprendre [en ligne]. » http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca//fr/618-cinq-lectures-pour-comprendre (Page consultée le 20 décembre 2019).

10 Assemblée nationale du Québec. « Encyclopédie du parlementarisme québécois [en ligne]. » http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/lexique/index.html (Page consultée le 20 décembre 2019).

11 B.J. Siekierski. « Hypertrucage : Que peut-on faire à propos du contenu audio et vidéo de synthèse? » Ottawa : Publications de recherche de la Bibliothèque du Parlement, 2019, p. 1. https://bdp.parl.ca/sites/PublicWebsite/default/fr_CA/ResearchPublications/201911E

12 International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA). « How to Spot Fake News [en ligne]. » https://blogs.ifla.org/lpa/files/2017/01/How-to-Spot-Fake-News.pdf (Page consultée le 20 décembre 2019).

13 APLIC-ABPAC. « Bienvenue à l’Association des bibliothèques parlementaires du Canada (ABPAC) [en ligne]. » http://aplic-abpac.org/wordpress/fr/home/ (Page consultée le 20 décembre 2019).

14 Bibliothèque du Parlement. « Rapport annuel 2017-2018. » Ottawa : Bibliothèque du Parlement, 2018, p. 8. https://lop.parl.ca/staticfiles/PublicWebsite/Home/About/CoporateDocuments/PDF/Annual_Report_2017-2018-f.pdf

15 Naja Bentzen. « How to spot when news is fake. » [s.l.] : European Parliamentary Research Service, 2019. 1 page. http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/ATAG/2017/599386/EPRS_ATA(2017)599386_EN.pdf

16 Nicolas Ouellet. « La bibliothèque comme remède aux « faits alternatifs ». » ICI Radio-Canada, 1er mars ٢٠١٩. https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/faites-du-bruit/segments/reportage/١٠٨٢٥٨/les-bibliothecaires-sont-toujours-la-pour-repondre-a-vos-questions-tout-savoir-sur

17 Legislative Library of Ontario. « Legislative Library and Research Services Strategic Plan 2017–2018. » Toronto : OLA, 2018.

18 Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec. « Soutien aux commissions parlementaires et aux délégations parlementaires [en ligne]. » http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca//fr/543-soutien-aux-commissions-parlementaires-et-aux-delegations-parlementaires (Page consultée le 20 décembre 2019)

19 Cornell University. « Source credibility is key to derailing fake news. » ScienceDaily, 8 mai 2019. www.sciencedaily.com/releases/2019/05/190508142454.htm

20 Nicole Eva, op. cit., p. 168.

21 Keith Cuninghame. « Guidelines for Legislative Libraries. 2nd, completely updated and enlarged edition. » The Hague: De Gruyter, 2009. 136 pages. https://www.ifla.org/files/assets/hq/publications/series/140.pdf