Sur les rayons Vol 39 No 3

Article 8 / 11 , Vol 39 No. 3 (Automne)

Sur les rayons

Made in Nunavut : An Experiment in Decentralized Government, Jack Hicks and Graham White, University of British Columbia Press, Vancouver, 2015, 375 pages

Jack Anawak faisait partie du cabinet du gouvernement du Nunavut lorsqu’il a publiquement dénoncé, en 2003, la décision du cabinet de déménager à Baker Lake des bureaux de la fonction publique alors situés dans sa localité, Rankin Inlet. Ayant ainsi rompu la solidarité ministérielle, il fut démis de ses fonctions et expulsé du conseil exécutif. J’occupais à l’époque le premier poste de ma carrière au cabinet du gouvernement du Nunavut. J’estime encore aujourd’hui que cet événement, qui déclencha un grand débat public, est un bel exemple de l’application concrète des conventions constitutionnelles canadiennes. C’était également une manifestation frappante de deux décennies de différends au Nunavut dans le dossier de la politique dite de décentralisation.

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Sur les rayons Vol 38 No 3

Article 6 / 10 , Vol 38 No 3 (Automne)

Sur les rayons

Joseph Tassé, Lord Beaconsfield and Sir John A. Macdonald: A Personal and Political Parallel (Montréal, 1891), traduit du français par James Penny, nouvelle édition annotée par Michel W. Pharand, School of Policy Studies, Université Queen’s, McGill-Queen’s University Press, 2015, 85 p.

Voilà un ajout précieux au petit nombre d’ouvrages publiés en cette année qui marque le 200e anniversaire de sir John A. Macdonald. Michel W. Pharand, directeur de longue date du projet Disraeli à l’Université Queen’s, compare la version originale de la brochure de Tassé, publiée pour la première fois en 1880, et la traduction produite par James Penny en 1891. Dans cette édition, M. Pharand observe avec l’attention rigoureuse d’un spécialiste le texte original et la traduction, puis informe le lecteur de ses nombreuses corrections. Il présente aussi une série remarquablement complète de notes visant à établir le contexte, ainsi que des explications fort instructives.

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La convention sur la confiance s’applique-t-elle à un gouvernement de consensus?

Article 3 / 10 , Vol 37 No 3 (Automne)

La convention sur la confiance s’applique-t-elle à un gouvernement de consensus?

Dans un régime de gouvernement par consensus comme celui des Territoires du Nord-Ouest, tout comme dans un système de partis, le gouvernement est nommé par l’organe exécutif officiel, et les membres du Conseil exécutif rendent compte à la Chambre. Toutefois, le mode de sélection des membres du Conseil exécutif diffère beaucoup d’un système à l’autre et peut-être en va-t-il de même de la convention sur la confiance dans un gouvernement responsable. Dans le présent article, inspiré par un débat entre les auteurs, parrainé par le Groupe régional des Territoires du Nord-Ouest de l’Institut d’administration publique du Canada, David M. Brock et Alan Cash examinent quelques-uns des facteurs à prendre en considération si jamais la convention sur la confiance vient à être mise à l’épreuve dans un régime de gouvernement par consensus. Ils concluent en soulignant qu’étant donné les récents changements apportés à la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest et à la lumière des nouvelles conventions régissant la révocation des membres du Conseil exécutif, il est maintenant possible d’affirmer sans risque de se tromper que la convention sur la confiance pourrait s’appliquer dans les Territoires du Nord-Ouest un peu de la même façon qu’elle l’est dans les systèmes de partis. La prérogative de la Chambre, qui est mise en valeur et codifiée dans un gouvernement de consensus, limite cependant le pouvoir discrétionnaire du premier ministre et atténue le pouvoir de l’appareil exécutif.

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