Les chocs externes et la gouvernance dans le système de Westminster : le comité multipartite du Cabinet sur le nouveau coronavirus (COVID-19) au N-B

Article 8 / 14 , Vol 43 No 3 (Automne)

Les chocs externes et la gouvernance dans le système de Westminster : le comité multipartite du Cabinet sur le nouveau coronavirus (COVID-19) au N-B

Le présent article compare les réponses des gouvernements provinciaux du Canada à la crise sanitaire découlant de la pandémie de COVID-19 survenue en 2020, en mettant l’accent sur la création, en mars 2020, d’un comité multipartite du Cabinet sur le nouveau coronavirus (COVID-19) au Nouveau-Brunswick. Il s’agit d’une mesure unique et en quelque sorte
exceptionnelle. L’article aborde les réponses des cabinets provinciaux à la pandémie et s’attarde plus particulièrement à leurs relations avec les partis et chefs de l’opposition. Même si, au Canada, nous nous fondons surtout sur la théorie de Donald Savoie pour comprendre la gouvernance au sein du Cabinet, nous croyons que la centralisation du pouvoir n’est qu’une caractéristique probable, et non la caractéristique dominante, du Cabinet. Compte tenu des conclusions que nous avons tirées de la situation actuelle, nous soutenons que la caractéristique déterminante d’un Cabinet dans les régimes reposant sur le modèle de Westminster est la souplesse de sa méthode et sa capacité d’adaptation . L’article indique en terminant qu’en l’absence d’une étude qualitative, la réponse du Nouveau-Brunswick demeure mystérieuse, car le climat politique qui régnait au sein de la province avant la pandémie indiquait que le contexte à l’Assemblée législative était, à tous les égards, hautement partisan et que le déclenchement d’élections était imminent.

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Réflexion sur la taille des cabinets

Article 5 / 10 , Vol 38 No 3 (Automne)

Réflexion sur la taille des cabinets

La taille des cabinets a varié au cours des cent dernières années dans les assemblées législatives canadiennes. Depuis 1993, deux gouvernements fédéraux ont constitué des cabinets « resserrés », autrement dit comptant nettement moins de ministres. L’auteur, qui se concentre surtout sur les années 1993 à 2014, se demande si les gouvernements canadiens ont un « problème de taille de cabinet ». Il fait remarquer que depuis 1993, deux tendances se dessinent : 1) les cabinets sont plus susceptibles de gonfler en période de gouvernement et d’opérer des regroupements dans les périodes transitoires; et 2) la taille du cabinet est plus susceptible d’augmenter lorsque des partis de centre gauche ou de centre droit sont au pouvoir. Les arguments en faveur d’une réduction de la taille des cabinets sont généralement centrés sur les coûts financiers, mais l’auteur souligne le coût politique de situations où les ministres sont nombreux par rapport à la taille de l’assemblée législative, ce qui laisse moins de simples députés pour exiger des comptes au gouvernement.

Introduction

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