Dans cet article, l’auteure explique pourquoi la population ne serait pas nécessairement mieux servie si elle était représentée par un moins grand nombre d’élus. Elle expose les multiples aspects caractérisant le travail dans les circonscriptions et explique comment la configuration géographique, particulièrement dans les régions rurales ou nordiques, peut constituer un obstacle lorsque vient le temps, pour un élu, de communiquer avec ses citoyens et d’écouter leurs préoccupations. Selon l’auteure, bien que les avancées technologiques facilitent la communication avec les citoyens, il n’en demeure pas moins que les régions ne disposent pas toutes de réseaux de communication adéquats. En outre, l’économie que représenterait l’abolition de sièges n’est pas aussi significative qu’on pourrait le penser : les simples députés ont beaucoup plus de responsabilités que ce que l’on croit, et la réduction de sièges au Parlement ne faciliterait pas nécessairement la tâche aux partis lorsque viendrait le temps de trouver tous les candidats nécessaires pour l’ensemble des circonscriptions. Pour conclure, l’auteure soutient qu’il faudrait d’abord changer le système lui-même, et se pencher ensuite sur la réduction ou l’augmentation du nombre de représentants au sein du système.
Les élus accomplissent beaucoup de travail dans l’ombre, loin du regard de tous. Ce qui se passe dans la Chambre de l’Assemblée législative n’est que la pointe de l’iceberg; le public n’est pas nécessairement conscient des multiples aspects caractérisant le travail dans les circonscriptions. Ce que le public voit par l’abolition de sièges, c’est un nombre réduit de politiciens. Ce qu’il ne peut voir, cependant, c’est le préjudice que cela porte à notre démocratie.
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