À propos de la masse : La Chambre des communes
La Chambre des communes ne peut se réunir en l’absence de la masse. Le 3 février 1916, lorsqu’un incendie a ravagé l’édifice du Parlement, la masse originale a été perdue. Au lendemain de l’incendie, la Chambre a emprunté la masse du Sénat, puis celle de l’Assemblée législative de l’Ontario jusqu’à ce qu’une masse temporaire en bois soit façonnée. Le lord-maire et les shérifs de Londres, apprenant sa destruction, ont immédiatement commandé une masse de remplacement. Une nouvelle masse a été confectionnée par la célèbre Goldsmiths and Silversmiths Company de Londres. Son apparence est similaire à celle de la Chambre des communes de Westminster. Elle est faite d’argent sterling et recouverte d’un amalgame d’or et de mercure. La masse ayant été commandée durant le règne de George V, le monogramme GR a été placé sur les quatre panneaux de sa tête en forme de vase. Ce monogramme a été remplacé en 1953 par ER qui est celui de Sa Majesté la reine Elizabeth II. La nouvelle masse a été présentée au premier ministre Robert L. Borden le 28 mars 1917, qui l’a utilisée pour la première fois à la Chambre le 16 mai 1917. La masse de bois a été conservée et depuis 1977, est utilisée lorsque la Chambre siège le 3 février pour souligner l’anniversaire de l’incendie. Continuer la lecture de « À propos de la masse : La Chambre des communes »
À certains égards, l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest a été une pionnière au chapitre de la diversité de la représentation au Canada. Depuis le retour d’un gouvernement pleinement responsable en 1983, la majorité de ses députés ont été autochtones, tout comme tous les premiers ministres, sauf deux. En outre, Nellie Cournoyea fut la première femme autochtone à devenir première ministre d’une province ou d’un territoire du Canada et seulement la deuxième femme à occuper le poste de première ministre au pays. Toutefois, au chapitre de l’élection de femmes à l’Assemblée, le territoire accuse des retards par rapport à de nombreuses autres administrations. À l’heure actuelle, seulement deux des députés sont des femmes (ce qui représente 10 % de l’Assemblée) et, depuis 1999, ce pourcentage de députées n’a augmenté qu’une seule fois, soit en 2007, où celles-ci étaient au nombre de trois (ce qui représente 15,8 % de l’Assemblée). En vue de devenir un organe plus représentatif, l’Assemblée territoriale a adopté à l’unanimité une motion visant à s’assurer qu’au moins 20 % des députés seront des femmes d’ici 2023 et qu’au moins 30 % des députés seront des femmes d’ici 2027. Dans cet article, l’auteure explique le concept de « mesure spéciale temporaire » comme moyen d’atteindre cet objectif. Elle décrit l’expérience du Samoa, une autre petite administration reposant sur des racines de Westminster dans laquelle les femmes étaient fortement sous-représentées au Parlement, afin de démontrer comment les Territoires du Nord-Ouest pourraient réussir à atteindre ces cibles. Elle conclut ses observations en soulignant que les mesures spéciales temporaires constituent une façon d’accroître la représentation des femmes dans les assemblées, mais que d’autres moyens peuvent également s’avérer efficaces selon la culture et les institutions politiques d’une administration.
Il est indéniable que des barrières systémiques empêchent certaines personnes de participer pleinement à la société. Les obstacles auxquels sont confrontées les femmes ont alimenté bien des débats en politique parlementaire et ailleurs. Dans cet article, l’auteure examine comment la tendance voulant que les femmes s’occupent des enfants, et de plus en plus des aînés, est l’un des obstacles à leur pleine participation, surtout quand elles sont seules. Elle écrit que les parlementaires doivent montrer l’exemple, notamment en trouvant des façons créatives d’éliminer ce genre d’obstacles dans leurs propres organismes et activités de développement professionnel.